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Troubles métaboliques et grossesse : revue de la recherche

Troubles métaboliques et grossesse : revue de la recherche

Les troubles métaboliques, comme le diabète et le SOPK, peuvent augmenter le risque d'infertilité et de fausse couche. Lorsque ces troubles sont correctement diagnostiqués, les études indiquent que la prise de metformine et/ou le contrôle de la glycémie pourraient contribuer à réduire les risques de fausse couche ou de complications de grossesse. Ces tests recherchent des signes de problèmes métaboliques.

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est une affection endocrinienne fréquente, caractérisée par des niveaux élevés d'androgènes et une résistance à l'insuline. Les personnes atteintes du SOPK présentent un risque accru d'infertilité et de complications de grossesse telles que le diabète gestationnel et l'hypertension. Ces tests recherchent des signes de résistance à l'insuline et de dérèglement hormonal.

Physiologie et données cliniques publiées

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), un syndrome multifactoriel, est l'une des maladies endocriniennes les plus fréquentes affectant les femmes en âge de procréer1. Le SOPK est actuellement diagnostiqué selon les critères de Rotterdam2 qui définissent la maladie en fonction de la présence de deux des trois symptômes suivants3-4 :

  • morphologie ovarienne polykystique
  • hyperandrogénie clinique (hirsutisme, acné)5 ou biochimique (dosage hormonal sérique)
  • oligo/aménorrhée

Bien que non incluse dans les critères diagnostiques, la résistance à l'insuline pourrait être au cœur de l'étiologie du syndrome6-7 et celle-ci peut être aggravée par l'obésité. Les femmes atteintes du SOPK présentent fréquemment une infertilité et sont exposées à un risque accru de complications de grossesse telles que le diabète gestationnel et l'hypertension8.

Plusieurs études ont montré une forte association entre les niveaux d'AMH et le SOPK. L'AMH sérique est un bon marqueur diagnostique du SOPK, car des niveaux élevés d'AMH (seuil >3,19 ng/mL) étaient corrélés à l'oligo/aménorrhée et à l'aspect polykystique des ovaires à l'échographie9-10.

Références

  1. March,W.A.; Moore, V.M.;Willson, K.J.; Phillips, D.I.; Norman, R.J.; Davies, M.J. The prevalence of polycystic ovary syndrome in a community sample assessed under contrasting diagnostic criteria. Hum. Reprod. 2009, 25, 544–551.
  2. Rotterdam ESHRE/ASRM-Sponsored PCOS Consensus Workshop Group. Revised 2003 consensus on diagnostic criteria and long-term health risks related to polycystic ovary syndrome (PCOS). Hum. Reprod. 2004, 19, 41–47.
  3. ACOG Practice Bulletin No. 194: Polycystic Ovary Syndrome. Obstet Gynecol. 2018 Jun;131(6): e157-e171.
  4. Bustin, S.A.; Benes, V.; Garson, J.A.; Hellemans, J.; Huggett, J.; Kubista, M.; Mueller, R.; Nolan, T.; Pfa_, M.W.; Shipley, G.L.; et al. The MIQE guidelines: Minimum information for publication of quantitative real-time PCR experiments. Clin. Chem. 2009, 55, 611–622.
  5. Lobo RA, Goebelsmann U, Horton R. Evidence for the importance of peripheral tissue events in the development of hirsutism in polycystic ovary syndrome. J Clin Endocrinol Metab 1983; 57: 393–7. (Level II-2)
  6. Dunaif A. Insulin resistance and the polycystic ovary syndrome: mechanism and implications for pathogenesis. Endocr Rev 1997; 18:774–800. (Level III).
  7. Wang J, Wu D, Guo H, Li M. Hyperandrogenemia and insulin resistance: The chief culprit of polycystic ovary syndrome. Life Sci. 2019 Oct 8; 236:116940.
  8. Boomsma CM, Eijkemans MJ, Hughes EG, Visser GH, Fauser BC, Macklon NS. A meta-analysis of pregnancy outcomes in women with polycystic ovary syndrome. Hum Reprod Update 2006; 12:673–83.
  9. Abbara A, Eng PC, Phylactou M, Clarke SA, Hunjan T, Roberts R, Vimalesvaran S, Christopoulos G, Islam R, Purugganan K, Comninos AN, Trew GH, Salim R, Hramyka A, Owens L, Kelsey T, Dhillo WS. Anti-Müllerian hormone (AMH) in the Diagnosis of Menstrual Disturbance Due to Polycystic Ovarian Syndrome. Front Endocrinol (Lausanne). 2019 Sep 26; 10:656.
  10. Ahmed N, Batarfi AA, Bajouh OS, Bakhashab S. Serum Anti-Müllerian Hormone in the Diagnosis of Polycystic Ovary Syndrome in Association with Clinical Symptoms. Diagnostics (Basel). 2019 Oct 1; 9 (4).
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